Procès de l’écrivain Boualem Sansal : verdict attendu pour le 27 mars

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Procès de l’écrivain Boualem Sansal : verdict attendu pour le 27 mars
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L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal a comparu, ce jeudi 20 mars 2025, devant le tribunal de Dar El Beida, à Alger. Le parquet a requis une peine de 10 ans de prison ferme à son encontre, alors qu’il est en détention depuis le 16 novembre dernier. Le verdict est attendu pour le jeudi 27 mars.

Poursuivi pour « atteinte à l’unité nationale », « outrage à corps constitué », « pratiques nuisibles à l’économie nationale » ainsi que « détention de vidéos et publications menaçant la sécurité et la stabilité du pays », l’écrivain de 76 ans a été au cœur d’une audience sans mesures exceptionnelles. Ayant révoqué ses avocats, il en avait un commis d’office, toutefois il a choisi de se défendre seul.

L’affaire trouve son origine dans des déclarations controversées tenues en octobre 2024 lors d’une interview accordée au média français d’extrême droite Frontières. Boualem Sansal y avait affirmé que la France coloniale avait amputé une partie du territoire marocain au profit de l’Algérie, des propos jugés attentatoires à l’intégrité nationale algérienne. À son retour à Alger le 16 novembre, il a été arrêté à l’aéroport et placé en détention. Les investigations menées sur son téléphone et son ordinateur ont révélé, selon le site Casbah Tribune, des contenus jugés compromettants pour les institutions algériennes, tant civiles que militaires.

Lors de l’audience, l’écrivain, cheveux coupés, très bonne mine, s’exprimant en langue française, a rejeté les accusations d’intention malveillante. « Je n’ai fait qu’exprimer une opinion, comme tout citoyen algérien », a-t-il déclaré, tout en reconnaissant ne pas avoir pleinement mesuré l’impact de certaines de ses formulations sur les institutions nationales. Devant le juge d’instruction, il avait déjà insisté sur son amour pour l’Algérie, se décrivant comme un « patriote algérien » sans ambiguïté.

Naturalisé français en 2024, il est devenu un symbole des tensions entre Alger et Paris, exacerbées depuis plus de sept mois. La France, qui exige sa libération. Boualem Sansal avait, notons-le, occupé des fonctions importantes dans l’administration, notamment comme directeur central au ministère de l’Industrie, avant de se consacrer à l’écriture.

Le verdict, prévu pour le 27 mars, sera scruté de près, tant pour son issue judiciaire que pour ses répercussions diplomatiques.

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